{"id":764,"date":"2020-09-05T22:43:02","date_gmt":"2020-09-06T05:43:02","guid":{"rendered":"https:\/\/theliteraryarts.com\/?p=764"},"modified":"2020-10-19T00:12:27","modified_gmt":"2020-10-19T07:12:27","slug":"tieck-steiner-grimm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theliteraryarts.com\/fr\/tieck-steiner-grimm\/","title":{"rendered":"Tieck, Steiner &amp; Grimm"},"content":{"rendered":"<p>Voici un r\u00e9sum\u00e9 de la r\u00e9cente r\u00e9union hebdomadaire de la Section des arts litt\u00e9raires et des sciences humaines du groupe local de Fair Oaks, CA. Cette r\u00e9union a eu lieu le 5 septembre 2020 via Zoom. Lors de cette r\u00e9union, nous avons poursuivi notre r\u00e9flexion sur <strong>Novalis<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9 de la r\u00e9union<\/strong><\/p>\n<p>Hier soir, Alice nous a fait une pr\u00e9sentation sur <strong>Les formes d'eurythmie de Rudolf Steiner<\/strong> que Rudolf Steiner a cr\u00e9\u00e9 \u00e0 la demande pour le po\u00e8me d\u00e9dicatoire qui se trouve au d\u00e9but du roman <em>Heinrich von Ofterdingen<\/em> par Novalis. Ce sont les seules formes que Steiner a cr\u00e9\u00e9es pour un po\u00e8me de Novalis, nous a dit Alice.<\/p>\n<p>Je dois dire qu'Alice a transcend\u00e9 les limites du Zoom pour nous faire participer de mani\u00e8re artistique et imaginative \u00e0 sa pr\u00e9sentation. <strong>Alice nous a guid\u00e9s \u00e0 travers les formulaires<\/strong> et a expliqu\u00e9 comment un eurythmiste les approcherait et les r\u00e9aliserait sur sc\u00e8ne - en notant les couleurs, les voyelles, les consonnes et le m\u00e8tre. Les illustrations et la pr\u00e9sentation d'Alice ont donn\u00e9 vie \u00e0 l'interrelation entre les quatre eurythmistes qui devaient d\u00e9placer ces formes. Karen s'est port\u00e9e volontaire pour lire le po\u00e8me dans sa version originale en allemand. Pendant que Karen lisait les vers, Alice nous guidait \u00e0 travers les formes. Pour ma part, j'ai certainement ressenti une plus grande appr\u00e9ciation de la musique de la po\u00e9sie parl\u00e9e qui se r\u00e9v\u00e9lait en mouvement.<\/p>\n<p>M\u00eame si, d'un certain point de vue abstrait de \"scribe\", il peut sembler contre-intuitif de pr\u00e9senter l'eurythmie dans une r\u00e9union Zoom, l'imagination reste toujours libre. Les observations sinc\u00e8res et fond\u00e9es sur l'exp\u00e9rience d'Alice ont contribu\u00e9 \u00e0 nous ancrer encore plus profond\u00e9ment dans notre travail avec Novalis. Elle a \u00e9galement fait des commentaires sur la structure en sonnet du po\u00e8me de la D\u00e9dicace - notant que Novalis a utilis\u00e9 une structure en sonnet p\u00e9trarquienne plut\u00f4t que shakespearienne. En soi, cela aurait pu faire l'objet d'une discussion int\u00e9ressante en soir\u00e9e - pour explorer pourquoi Novalis a choisi la forme du sonnet en g\u00e9n\u00e9ral et le sonnet p\u00e9trarquien en particulier pour le po\u00e8me d\u00e9dicatoire. Avec l'av\u00e8nement du romantisme, le sonnet conna\u00eet un certain regain d'\u00e9clat, comme certains l'ont not\u00e9. Nous l'avons vu avec Wordsworth et Keats, par exemple.<\/p>\n<p><strong>Ludwig Tieck<\/strong><\/p>\n<p>Alice a \u00e9galement attir\u00e9 \u00e0 nouveau notre attention sur Ludwig Tieck et sur les tr\u00e8s importantes \"Notes\" de Tieck concernant le roman <em>Heinrich von Ofterdingen<\/em>. Elle a fait remarquer que la seconde partie du roman, incompl\u00e8te, est en fait d'une port\u00e9e tr\u00e8s large. Bien que Novalis n'ait pas v\u00e9cu assez longtemps pour r\u00e9aliser l'architecture compl\u00e8te de son projet, nous pouvons n\u00e9anmoins ressentir la grandeur de la conception dans les quelques pages qu'il a \u00e9crites - et les commentaires et observations de Tieck ajoutent une grande richesse de d\u00e9tails \u00e0 notre appr\u00e9ciation. J'esp\u00e8re qu'au cours des prochaines r\u00e9unions, nous pourrons passer un peu de temps avec Ludwig Tieck - les contes et les drames, peut-\u00eatre. Si vous n'\u00eates pas familier avec la fiction de Tieck, un bon point de d\u00e9part pourrait \u00eatre <em>Le blond Eckbert<\/em> ou <em>La montagne runique<\/em>. Si ma m\u00e9moire est bonne, je crois que nous avons discut\u00e9 <em>La montagne runique<\/em> bri\u00e8vement il y a plusieurs r\u00e9unions, de concert avec le chapitre cinq de <em>Heinrich von Ofterdingen<\/em> - le chapitre dans lequel le jeune Heinrich est initi\u00e9 aux myst\u00e8res des mondes souterrains : grottes et mines.<\/p>\n<p>Pour aller un peu plus loin dans cette r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Ludwig Tieck, nous avons commenc\u00e9 la r\u00e9union avec un po\u00e8me de Novalis - un po\u00e8me qui, selon les souvenirs de Tieck de son amiti\u00e9 intime avec Novalis, contient des lignes qui capturent et r\u00e9sument \"l'esprit int\u00e9rieur\" de toutes les \u0153uvres du po\u00e8te. Je vous ferai part du po\u00e8me \u00e0 la fin de ce r\u00e9sum\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-721 aligncenter\" src=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_6136-rotated.jpeg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"640\" srcset=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_6136-rotated.jpeg 480w, https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/IMG_6136-225x300.jpeg 225w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>\n<p><strong>Jorinda et Joringel : Une vid\u00e9o de performance<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la splendide pr\u00e9sentation d'Alice, nous avons partag\u00e9 un moment artistique. Margit, Marion et moi - dans le cadre de notre travail de section avec Novalis au cours des derniers mois - avons commenc\u00e9 \u00e0 produire des vid\u00e9os de performance de \"contes de f\u00e9es\" afin d'ajouter une dimension artistique \u00e0 notre travail de section et de permettre \u00e0 notre travail de section d'atteindre un public potentiellement plus large via Vimeo et YouTube. Nous avons \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 entreprendre cette d\u00e9marche apr\u00e8s avoir lu Novalis et apr\u00e8s avoir entendu ce que Novalis avait \u00e0 dire sur les \"contes de f\u00e9es\". En allemand, le mot est M\u00e4rchen - mais il n'y a pas de terme \u00e9quivalent en anglais, diront certains.<\/p>\n<p>Il est curieux que lorsque je mentionne \u00e0 des amis en dehors de notre groupe de section que je travaille sur des \"contes de f\u00e9es\" et que j'en fais des vid\u00e9os, ils pensent tous que je fais quelque chose pour les enfants. Cela me fait sourire ! Si certains contes de f\u00e9es sont clairement de nature didactique et visent \u00e0 inculquer des valeurs comportementales \"appropri\u00e9es\", d'autres contiennent une sagesse tr\u00e8s profonde, que l'on pourrait m\u00eame qualifier de \"sagesse initiatique\". Certains contes de f\u00e9es contiennent une sagesse tr\u00e8s profonde, que nous pourrions m\u00eame qualifier de \"sagesse initiatique\". Certains sont en fait assez transgressifs par rapport aux normes de comportement \"appropri\u00e9es\". Les amis et les membres de la Section le savent certainement, bien s\u00fbr - mais comme je l'ai dit, beaucoup de personnes que je rencontre dans les environs soup\u00e7onnent rarement que ces \"contes pour enfants\" sont des r\u00e9cits initiatiques d'exp\u00e9riences de seuil - des r\u00e9cits de transformation - de v\u00e9ritables \"Myst\u00e8res\" - des joyaux alchimiques. Ce sont en effet des \"secrets de polichinelle\", comme le sont toutes les v\u00e9rit\u00e9s profondes. En tout cas, c'est ainsi que Novalis les comprenait - et Tieck aussi, d'ailleurs. Kafka aussi ?<\/p>\n<p>Margit, Marion et moi avons commenc\u00e9 notre travail avec le conte <em>Hyacinthe et bouton de rose<\/em> qui se trouve dans <em>Les apprentis de Sais<\/em>. Notre dernier effort, partag\u00e9 hier soir, \u00e9tait le conte <em>Jorinda et Joringel<\/em>. Nous avons choisi ce conte pour des raisons personnelles (nous avions chacun des liens personnels distincts avec le conte), mais nous l'avons \u00e9galement choisi en raison de ses r\u00e9sonances \u00e9videntes avec la \"fleur bleue\".<\/p>\n<p>Voici la vid\u00e9o de <em>Jorinda et Joringel<\/em>.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"&quot;Jorinda et Joringel&quot; \/ Un conte des fr\u00e8res Grimm\" src=\"https:\/\/player.vimeo.com\/video\/451296849?dnt=1&amp;app_id=122963\" width=\"1080\" height=\"608\" frameborder=\"0\" allow=\"autoplay; fullscreen\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<div id=\"attachment_697\" style=\"width: 490px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-697\" class=\"wp-image-697 size-full\" src=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/2013.0565.0023_J1-500x641-1.jpeg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"616\" srcset=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/2013.0565.0023_J1-500x641-1.jpeg 480w, https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/2013.0565.0023_J1-500x641-1-234x300.jpeg 234w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><p id=\"caption-attachment-697\" class=\"wp-caption-text\"><em>Marylou Reifsnyder. Tir\u00e9 de The Picture Book of Days ; Sorci\u00e8re avec Batchild. Mus\u00e9e d'art Harwood<\/em><\/p><\/div>\n<p><strong>Narcisse et Goldmund<\/strong><\/p>\n<p>La semaine prochaine, nous commencerons notre voyage avec <strong>Hermann Hesse<\/strong> - notamment avec le roman de Hesse <em>Narcisse et Goldmund<\/em>. La traduction que vous d\u00e9cidez d'utiliser n'a pas d'importance. Lorsque j'ai enseign\u00e9 ce livre il y a de nombreuses ann\u00e9es, j'ai utilis\u00e9 l'\u00e9dition Bantam, car elle \u00e9tait bon march\u00e9.<\/p>\n<p>Bien qu'\u00e0 premi\u00e8re vue, il puisse sembler que cette <strong>roman du Moyen \u00c2ge<\/strong> est un \u00e9cart radical et peut-\u00eatre d\u00e9routant par rapport \u00e0 Novalis, ceux qui connaissent Hesse reconna\u00eetront les affinit\u00e9s de ce dernier avec Novalis. Je pense que nous trouverons plus de \"Novalis\" dans le roman que ce \u00e0 quoi on pourrait s'attendre de prime abord. Le livre de Hesse pr\u00e9sente de nombreuses similitudes avec <em>Heinrich von Ofterdingen<\/em>On pourrait m\u00eame dire que Hesse a structur\u00e9 son roman comme un conte de f\u00e9es, \u00e0 la mani\u00e8re de Novalis. La prose est limpide en allemand - les personnages contrast\u00e9s du livre \u00e9clairent des th\u00e8mes dichotomiques que l'on pourrait imm\u00e9diatement identifier \u00e0 Novalis, peut-\u00eatre.<\/p>\n<p>Le livre a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1930. Le retour de Hesse au cadre id\u00e9alis\u00e9 du Moyen \u00c2ge est un choix int\u00e9ressant, compte tenu des pressions historiques de l'\u00e9poque. Notre \u00e9poque actuelle est tout aussi tendue, pourrait-on dire. Pourquoi Hesse a-t-il choisi un tel mani\u00e9risme narratif ? Pourquoi Novalis, qui vivait \u00e0 l'\u00e9poque de la R\u00e9volution, nous recommandait-il le \"conte de f\u00e9es\" ?<\/p>\n<p>Lancez-vous et commencez \u00e0 lire ! La semaine prochaine, nous nous pencherons sur le d\u00e9but du livre et tenterons de replacer un peu le r\u00e9cit dans son contexte et ses perspectives. Mais ne perdez pas de vue la fin du XVIIIe si\u00e8cle et nos amis et m\u00e9c\u00e8nes de cette \u00e9poque !<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-743 aligncenter\" src=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/When-Number-FINAL-1.jpeg\" alt=\"\" width=\"480\" height=\"621\" srcset=\"https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/When-Number-FINAL-1.jpeg 480w, https:\/\/theliteraryarts.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/When-Number-FINAL-1-232x300.jpeg 232w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Here is a summary of the recent weekly Section for Literary Arts &amp; Humanities meeting of the local group in Fair Oaks, CA. This meeting occurred on September 5, 2020 via Zoom. 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